La pandémie a donné un formidable élan aux données statistiques en temps réel. Au risque d’agir sans réfléchir?

Dès le déclenchement de la pandémie, l’urgence économique a conduit de nombreux instituts statistiques à rechercher et intégrer les données dites à haute fréquence, afin de capter au plus vite et au plus près, l’ampleur de l’arrêt de l’activité. De la fréquentation des parcs aux achats par carte de crédit, en passant par le suivi du trafic aérien ou maritime, ces données immédiatement et facilement disponibles ont constitué une mine d’informations permettant également aux politiques de réagir au plus près de la crise. Comme le résumait récemment le magazine The Economist1, tous les progrès accomplis en matière de collecte de données statistiques, du fait de leurs insuffisances ou de leurs publications tardives, ont encore trop souvent laissé les économistes dans le noir, ne permettant pas aux politiques d’agir en connaissance de cause ni à bon escient.

La pandémie vient de donner un sens nouveau au Big Data. Au travers des applications et services de paiement en lignes et autres données de localisation disponibles via les réseaux sociaux, le monde est submergé d’informations. Si le secteur privé avait déjà pris la mesure de l’intérêt de telles données en temps réel pour la gestion de leurs stocks, l’orientation de leurs offres etc. les autorités publiques (instituts statistiques, banques centrales, gouvernements), restaient plutôt éloignés de ces mines de données. Non sans raison d’ailleurs, au regard des biais qui entachent la collecte de ces données abondantes certes, mais non filtrées. Pour s’en convaincre, il n’y avait qu’à lire les «mises en garde» qui accompagnaient les statistiques de mobilité publiée par Google.

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Désignée par le Président du Sénat, Valérie Plagnol rejoindra en novembre la Commission de Régulation de l’Energie, pour un mandat de cinq ans. Son nouveau poste ne l’autorisera pas à rédiger les éditos qui accompagnent Allnews depuis ses tout débuts. Nous la regretterons infiniment … mais cinq ans, c’est vite passé.